Annonces du Gouvernement : la FFAC prend acte des premières réponses et exige des moyens RÉELLEMENT massifs pour protéger les commerces et indemniser les victimes
À la suite des annonces du Gouvernement du 20 octobre, la Fédération Française des Associations de Commerçants (FFAC) a pris acte des premières réponses apportées aux commerçants touchés par les violences et les dégradations des derniers jours. Elle restera particulièrement vigilante sur leur mise en œuvre et sur les moyens réellement déployés dans les territoires.
« Ces annonces vont dans le sens de plusieurs demandes que nous avions adressées au Premier ministre, avec copie au ministre chargé du Commerce, dans notre courrier daté du 3 octobre. Nous demandions une meilleure coordination des acteurs, des moyens de protection adaptés, une intervention rapide face aux violences et l’anticipation de dispositifs d’accompagnement et d’indemnisation simples et rapides. Nous regrettons qu’il ait fallu attendre la dévastation de nombreux centres-villes et la dégradation de quelques milliers de commerces pour que ces attentes trouvent de premières réponses », déclare Lionel Saugues, Président de la FFAC.
Un appui militaire qui rejoint la proposition portée par la FFAC
La FFAC accueille favorablement l’annonce par Sébastien Lecornu d’un appui des armées, qui rejoint la proposition formulée dans sa réaction aux violences du 17 octobre.
Cet appui doit permettre de sécuriser certains sites sensibles et de libérer des effectifs de police et de gendarmerie pour leurs missions d’intervention et de protection des personnes et des commerces, dans le strict respect du cadre légal et des missions de chacun.
« Toutes les ressources nécessaires doivent être mobilisées. Mais nous jugerons ce dispositif à son efficacité sur le terrain. Les renforts doivent être RÉELLEMENT massifs, opérationnels et adaptés à l’ensemble des territoires exposés. Il est hors de question que nos centres-villes et nos commerçants soient une nouvelle fois abandonnés aux casseurs. »
Une intervention plus offensive et une réponse judiciaire sans faille
La FFAC demande une doctrine d’intervention plus offensive face aux violences, aux pillages et aux destructions, dans le respect du droit : anticiper les risques, empêcher les passages à l’acte et interpeller rapidement leurs auteurs.
Les policiers et les gendarmes, auxquels la Fédération renouvelle son soutien, doivent disposer des effectifs, des équipements et des consignes nécessaires pour assurer pleinement leur mission.
Cette mobilisation doit s’accompagner d’une réponse judiciaire rapide, ferme et effective à l’encontre des auteurs de violences et de dégradations.
Les associations de commerçants doivent également être systématiquement associées à la préparation des dispositifs locaux et bénéficier d’informations fiables et rapides pour permettre aux professionnels de protéger leurs établissements et leurs salariés.
Les commerçants ne doivent pas payer l’addition
La FFAC prend acte des mesures de soutien annoncées, mais demande qu’elles débouchent sur une indemnisation réelle des préjudices subis.
Des reports de charges ou des facilités de trésorerie ne sauraient, à eux seuls, réparer les conséquences de vitrines détruites, de marchandises pillées, de fermetures imposées ou de pertes d’activité.
« Il est hors de question que les commerçants finissent par régler eux-mêmes l’addition. Nous demandons que l’État assume financièrement les conséquences des défaillances de protection constatées le 17 octobre, en garantissant une prise en charge des préjudices qui ne laisse pas les professionnels seuls face aux franchises, aux dommages non couverts et aux pertes d’exploitation. »
Les démarches doivent être simples, les versements rapides et les réponses adaptées à la situation de chaque entreprise. L’État doit organiser et financer la réparation, tout en poursuivant les auteurs des destructions.
Entendre la colère sociale et renouer le dialogue
La FFAC rappelle son attachement à la liberté de manifester et à l’expression des revendications sociales. Les violences commises par des casseurs ne doivent pas occulter les difficultés et les inquiétudes exprimées par une partie de la population.
« L’État doit aussi engager un véritable travail de fond pour répondre à la colère sociale et entendre les revendications, parfois légitimes, de notre jeunesse et de nos étudiants. Rétablir la sécurité est indispensable. Renouer le dialogue et apporter des réponses concrètes aux difficultés exprimées l’est tout autant. »
La FFAC qui représente les 6 000 unions commerciales reste pleinement mobilisée auprès des commerçants, des artisans et de leurs salariés pour que les annonces du Gouvernement se traduisent rapidement par une protection effective, un accompagnement accessible et une indemnisation à la hauteur des préjudices subis.
Fédération Française des Associations de Commerçants (FFAC)
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