Voici les résultats et les principaux enseignements de la dernière enquête que vient de publier la Fédération des Centres de Gestion Agréés (FCGA) au sujet de l’activité des petites entreprises du commerce, de l’artisanat et des services sur la base de l’enquête annuelle de l’INSEE sur le commerce. Pour l’occasion, 77 professions ont été analysées, 11 secteurs passés au crible.

En 2016, les affaires reprennent dans les petites entreprises de proximité. Deux études de référence (Le commerce en 2016, INSEE, et Chiffres et Commentaires n°23, FCGA) révèlent que l’activité globale des détaillants progresse l’année dernière. Même si, derrière cette tendance générale positive, on trouve des réalités sectorielles contrastées.

En 2016, dans le commerce de détail et l’artisanat commercial (boulangeries, pâtisseries, charcuteries), les ventes augmentent de 0,7 % en valeur, selon l’INSEE. Elles s’élèvent au total à 498 milliards d’euros TTC.

Dans le commerce et la réparation automobile, toujours selon la même source, le chiffre d’affaires s’envole de 6,5%, pour atteindre 117 milliards d’euros. Du jamais vu depuis 1994 ! A retenir également, la belle performance du commerce alimentaire spécialisé et de l’artisanat commercial dont les ventres progressent de 4,6% en volume.

DES VENTES EN HAUSSE DANS 9 SECTEURS SUR 11
L’étude statistique menée par la FCGA sur les exercices clos en 2016 de 172 000 petites entreprises du commerce de détail, de l’artisanat commercial, des services et de l’artisanat du bâtiment salue également ce retour de la croissance dans l’économie de proximité.

En moyenne, en 2016, l’activité des 11 secteurs d’activité analysés s’accroît de 0,2% (contre 0,9% en 2015). A l’exception des commerces spécialisées dans l’équipement de la personne (2,9%, après 2,4%) et des professionnels de la santé (-0,5% contre 1,1% un an plus tôt), les 9 autres sphères professionnelles analysées par les experts de la FCGA affichent un chiffre d’affaires en hausse ou stable.

L’augmentation des ventes des TPE s’accompagne aussi d’une nette amélioration de leur rentabilité avec un résultat courant net moyen (après versement des cotisations sociales) en progression de 0,2%.

C’est la première fois, depuis 2012, que les indicateurs économiques des petites entreprises sont aussi bons. Cette tendance positive intervient après quatre années de dégradation continue de l’activité.

LES SERVICES ET LE BATIMENT, MOTEURS DE LA CROISSANCE 
Ce sont les professionnels des services (+ 2,2%, après + 1,4% en 2015) et les artisans du bâtiment (+1,3%, contre 1,4% un an plus tôt) qui tirent la croissance des TPE en 2016. Deux secteurs dont la vitalité se retrouve également dans leurs résultats courants respectifs : +1,2% (services) et +1,8 % (bâtiment).

En 2016, 7 autres familles professionnelles enregistrent des ventes en hausse ou stables :

  • L’hôtellerie-restauration : +1,2% (contre 0,1% en 2015)
  • L’équipement de la maison : +1,2% (contre 1,0% en 2015)
  • La beauté-esthétique : + 1,0% (contre  0,2% en 2015)
  • Les transports : +1,0% (contre +0,9% en 2015)
  • Le commerce de détail alimentaire : +0,5% (contre 0,2% en 2015)
  • L’auto-moto : +0,5 % (contre 0,9% en 2015)
  • La culture et les loisirs : +0,3% (contre 1,2% en 2015)

Un secteur améliore relativement sa situation :

  • La santé : 0,5% (contre 1,1% en 2015)

Tandis qu’un seul présente un chiffre d’affaires en baisse :

  • L’équipement de la personne : 2,9% (contre 2,4% en 2015)

UNE MEILLEURE RENTABILITÉ

En moyenne, le résultat courant des petites entreprises progresse de + 0,2% en 2015 (contre 0,9% en 2015). Une performance qui s’explique notamment par un meilleur taux de marge brute (+0,8%) et une assez bonne maîtrise des charges d’exploitation.

Parmi les plus fortes hausses :

  • L’hôtellerie-restauration : + 2,4%
  • L’équipement de la maison : + 2,4%
  • L’auto-moto : + 2,2%
  • Le bâtiment : + 1,8%

La plus forte (et unique) baisse :

  • L’équipement de la personne :  5,5%

LE PALMARÈS DES REVENUS NETS 

Sur le podium des professions qui gagnent le plus en 2016, on trouve :

  • Les pharmaciens d’officine : 142 350€ (2015 : 144 500€)
  • Les ambulanciers et les taxis-ambulances : 62 600 € (2015 : 61 400€)
  • Les opticiens : 61 360€ (2015 : 63 000€)

Et aussi…

Les débitants de tabacs-jeux-journaux (47 770€), les prothésistes-dentaires (46 800€), les cafetiers et débitants de tabacs-jeux (45 400 €), les agents immobiliers (41 400€)…
En bas de tableau, les trois professions qui gagnent le moins sont :

  • La mercerie : 13 750€ (2015 : 14 300€)
  • Les toiletteurs animaliers : 13 000€ (2015 : 12 500€)
  • Les coiffeurs à domicile : 11 160€ (2015 : 11 000€)

Et aussi…

  • Les blanchisseries- pressing (15 150 €), les esthéticiennes (15 400 €), les salons d’esthétique-parfumeries (16 000 €) et les studios photo (17 800€)…

Pour mémoire, la Fédération des Centres de Gestion Agréés c’est près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 100 Centres de Gestion Agréés (CGA) , 92% des entreprises nationales ont moins de 10 salariés, 50% des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.